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jeudi 30 juillet 2009
jeudi 23 juillet 2009
lundi 9 février 2009
mercredi 17 décembre 2008
vendredi 12 décembre 2008
Je suis malade
Libellés :
Mélusine et les hommes
Ah les hommes !... Sexe fort prétendu depuis des siècles, à défendre les pauvres petits êtres fragiles que sont les femmes, les veuves, les orphelins… ou les hamsters. Virils toujours, courageux parfois, téméraires… euh non, pas téméraires. Ces réserves de testostérone se vantent de braver tous les dangers mais se retrouvent alitées, les premiers frimas de l’hiver venus. Dernier exemple en date, jeudi soir dernier :
Belamour ferme un œil, bougonne, se réfugie sous la polaire. « Argh, argh, argh… je me sens pas très bien. Je crois que je suis malade ». Alors là, on est mal barré ! Un homme malade, ce sont des gémissements, des plaintes et des lamentations continues pendant une semaine, au bas mot. Courage, Mel, ce n’est qu’un mauvais moment à passer ! « Oh la la, j’ai chaud aux joues ! Je suis sûr que j’ai de la fièvre. Touche mon front pour voir. » Soupir… Je le rassure. Non, non, non son front est normalement tempéré. Mais je sens bien qu’un doute subsiste. « Ben, il n’est peut-être pas chaud de l’extérieur, mais je suis certain que je suis fiévreux. Sans rire, j’ai les jambes qui flageolent ». Inutile d’insister, j’ai perdu d’avance. Le voyant à l’article de la mort (hi hi hi, je me gausse), je me décide à voler à son secours, telle Wonder Woman et son mini short moulant. « Tu veux que je passe à la pharmacie pour t’acheter des médicaments ? » « Oui, je veux bien (dit-il dans un souffle). Tu es un amour, tu sais ». C’est ça…
Je me moque un peu de mon Tendre Cœur, mais ce constat est applicable à tout congénère masculin. Une coupure et c’est le risque d’hémorragie, voire d’amputation (on ne se méfie jamais assez de la gangrène !). Un rhume se transforme très vite en pneumonie carabinée. Quant aux douleurs diverses, elles sont très (voire trop) souvent synonyme d’une impossibilité motrice généralisée… Les pauvres chéris ! Comme le dit si bien ma chère Maman « heureusement que les hommes n’accouchent pas ». Effectivement, je pense que ce serait la fin de l’espèce humaine. Nous avons droit à tous les geignements du monde pour de simples brûlures d’estomac : je vous laisse imaginer ce que cela serait s’ils devaient supporter d’horribles contractions !!!
Je conçois que nos morphologies, patrimoines génétiques et autres constitutions soient profondément différents. Mais tout de même. Un mal de gorge n’a jamais tué personne ! J’ai donc mené ma petite enquête et les conclusions sont probantes : les hommes font du cinéma. Aucun alibi ne tient la route mais tous les motifs sont bons. Pouvoir traîner en jogging (ou en peignoir) toute la journée, ne faire absolument rien si ce n’est regarder le foot à la télé (ça marche aussi pour le basket et le rugby), se lamenter sans se faire rabrouer… et surtout, être dorloté/ materné/ cajolé/ câliné en continu, par celle qui partage les jours de ces pauvres êtres.
Messieurs, vous voici démasqués ! Cessez de jouer la comédie et avouez-le franchement : tout ce que vous voulez, c’est une femme aux petits soins. Personnellement, je veux bien faire des efforts, mais je préviens le principal intéressé tout de suite, ce sera un prêté pour un rendu. Moi aussi, je jouerai les malades imaginaires la prochaine fois ! Et qui m’aime me suive…
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de jouer les infirmières !
mercredi 10 décembre 2008
Plaisirs sémantiques
Libellés :
Mélusine et les hommes
J’aime te retrouver. Alangui, assis, assoupi, peu m’importe. Me blottir contre toi, respirer ton odeur, là, au creux de ta nuque. Chasser les idées noires et les nuages gris... tomber dans une petite mort.
Et soudain, reprendre vie ! Chahuter, chatouiller, chuchoter comme deux enfants, les mains pleines de rire. T’impressionner en engloutissant des kilos de rochers coco, de pain d’épices et de bonbons pas vraiment biologiques. Et partir en éclats… en émois…
Lorsque nos voix se perdent, nous retrouvons les mots.
Plaisirs sémantiques et plaisirs érotiques. A quoi jouons-nous ?
vendredi 24 octobre 2008
Confidences pour confidences
Libellés :
Mélusine et les hommes
Ma soirée d’hier s’est déroulée entre larmes et crème glacée. Détrompez-vous, je ne suis pas allée voir un mélo bon marché au cinéma. J’ai joué les épaules fortes et solides pour consoler mon amie d’enfance. J’étais tranquillement installée entre mon canapé, un hamburger et quelques frites lorsque ma sonnette a retenti. Célimène, le mascara noyé et les yeux bouffis, se tenait là, au bord de la crise de nerfs. « Il m’a encore menti ». Le « il » c’est Jules, le plus dragueur des coureurs de jupon. Elle a beau avoir des cornes dignes du Minotaure, rien n’y fait, elle s’accroche. Entre un sanglot et une cuillère de glace, elle me glisse : « Mais tu sais, c’est plus fort que lui. C’est un artiste ». Un artiste ! Laissez-moi rire. Bidouiller des trucs pour soi, sur son ordi, je n’appelle pas ça être artiste. Et depuis quand les artistes doivent être infidèles !?! On n’est pas chez les Rolling Stones tout de même ! J’essaie de raisonner mon épleurée : il a trompé son ex, il trompe Célimène comme il change de chemise… la prochaine risque bien de subir le même sort. Mais moi, ce que j’en dis… Comme son premier argument est tombé à plat, elle enchaîne : « Mais tu sais, il a un charisme impressionnant ». Certes, certes, il a du charme mais de là à parler de charisme, il ne faut pas pousser Mamie dans les orties. Je dirai qu’il a plutôt un ego surdimensionné. Je cite : « Oui, moi, je vis hors de la société. Mon œuvre porte sur ma vision du monde. » Mmmm, je suis perplexe… C’est bien beau tout ça, mais à un moment donné, il faudrait songer à communiquer cette fameuse vision du monde. Sinon, on donne plus l’impression de brasser de l’air que de réfléchir sur le monde environnant. Je n’ai rien contre Jules (enfin, j’avoue que j’apprécie très moyennement sa façon d’agir) mais je peine à supporter ses chevilles démesurées et son côté bête d’hormones (pour ne pas dire autre chose !) Quant à sa façon de reluquer toutes les nanas à trente kilomètres à la ronde, elle a le don de me taper sur le système. « Mais c’est pour son art » temporise Célimène. « Il a besoin de s’imprégner des autres pour créer ». Elle entend quoi par s’imprégner ??? C’est sûr qu’il pénètre la société mais on ne peut pas dire que son travail en ressorte grandi. Après de nombreuses (et vaines tentatives) je baisse les bras. L’adage prétend que l’Amour rend aveugle, Célimène en est la preuve vivante. « Eh puis, il est un peu victime. Toutes ces filles qui lui courent après. C’est vrai, elles sont pénibles ces célibataires ». Alors là, ma Belle, permets-moi de ne pas adhérer à cette thèse. D’accord, les nymphettes ont leurs torts mais Jules n’est pas obligé de céder à toutes ces avances. Elles ne lui mettent pas le couteau sous la gorge tout de même ! Il serait tant que chacun assume ses actes. Bref…
Célimène passera donc la soirée à s’épancher sur ma frêle épaule. Nous referons le monde mille fois (ah, si j’étais riche !), nous referons les hommes cent mille fois (ah, les hommes !), nous nous referons… pas tant que ça, parce que nous sommes presque parfaites finalement ! Célimène repartira le cœur vaillant, prête à affronter tous les coups bas de son Aimé. Quant à moi, je retrouverai Belamour, sereine et apaisée. Après tout, personne n’a prouvé que l’Homme Parfait n’existait pas…
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de côtoyer des faussaires !
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