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mardi 9 juin 2009

Les joies de la maternité


Avec l’arrivée de l'été, j’assiste à un curieux phénomène : l’invasion de bébés ! Regardez autour de vous : poussettes, landeaux, ventres ronds et biberons prolifèrent ! Détrompez-vous, je n’ai absolument rien contre tout ça. Je suis juste sceptique quant à mon instinct maternel… vous savez bien, ce fameux instinct dont nous parlent tous les magazines dignes de ce nom. Pourtant, j’essaie de le développer… avec la meilleure volonté… je vous jure !
Il y a quelques temps, j’ai même appris à accoucher avec ma sœur ! Mon adorable aînée m’a demandé de l’accompagner à un cours de préparation à l’accouchement. Aucun problème, roule ma poule ! Nous allons passer un agréable moment à parler layettes, prénoms et avenirs prometteurs de ces rejetons. Eh bien, non… On est même à des milliers de kilomètres de ce monde enchanteur. Cette femme, aussi sage soit-elle, passe trois heures à disséquer devant son assemblée génitrice le programme des nombreuses réjouissances qui les attendent ! Contractions qui partent du dos et vous serrent comme des tenailles, poche des eaux/ bouchon muqueux, dilatation du col (en cm, ça va… en nombre de doigts, ça fait peur), les multiples modes d’accouchement (c’est incroyable ce que ces petits mondes peuvent être vicieux… déjà) et cerise sur le gâteau : le décollement artificiel du placenta ! Mon esprit hésitait entre stupéfaction, effroi et crise de rire… nerveux, bien sûr. J’étais plus tendue qu’une corde à piano alors qu’autour de moi, toutes ces futures mamans souriaient en dodelinant de la tête, voire se congratulaient. D’où ma nouvelle thèse : être enceinte fait perdre toute notion de réalité !
Parce qu’il s’agit bien de fait réel. Ce ne sont en aucun cas des supputations ou des extrapolations de corps médical. Préparez-vous, mères en devenir, à supporter entre 8 et 39 heures de contractions, à entendre des « poussez fort / ne poussez plus », à ne plus pouvoir vous asseoir ailleurs que sur une bouée, à avoir une démarche de cow-boy sans son cheval / les traits tirés / les seins douloureux… j’en passe et des meilleures !
Certes vous me direz que tout s’oublie devant le petit minois rose de sa progéniture… peut-être… mais après neuf mois de grossesse, un taux d’hormones fluctuant (qui vous aura fait passer de Bozzo le Clown au Spleen de Baudelaire), 10 à 25 kg en trop et plus ou moins bien répartis, il me semble qu’un accouchement en douceur et sans effets secondaires serait le bienvenu !
Mais la Nature étant ainsi faite et ne trouvant aucune alternative (et ce n’est pas faute d’y réfléchir ardemment !), je crois devoir me plier à cette implacable fatalité… donc…
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de vouloir faire des bébés !

jeudi 16 octobre 2008

C'est moi le chef !




Jeudi soir, 19h. Vite, vite, vite, il faut faire vite. Ce soir, je passe derrière les fourneaux pour une mission plus que délicate : je cuisine un petit repas pour Jolicoeur.
Cela fait une semaine que je prépare ce dîner, tout sera parfait. Bon, j’avoue avoir une très légère pression. Jolicoeur est un cordon bleu averti, quasiment digne d’être étoilé ! Mais hors de question de partir perdante, je compte bien relever le défi. Tout va être aux petits oignons. J’ai mis une semaine à trouver un menu sympa… et réalisable… Ce sera donc un petit tartare de saumon, filet mignon sauce crème/échalotes et verrines en dessert. Bon, là où je ruse c’est que l’entrée et le dessert sont prêts à l’emploi ou presque.
J’enfile mon tablier (si, si, je vous assure que j’en ai un !) et m’attaque aux petits fours. Pas question de sortir les pistaches et les chips, je les confectionne de mes petites mains. Pâte feuilletée, sauce au pesto, deux tours de main et hop, plus qu’à faire cuire. Ça, c’est fait. Il est 19h30 et pour le moment, je m’en sors assez bien. Alors que je m’apprête à dresser les tartares, je constate avec effroi qu’il faut 3 heures pour qu’ils décongèlent. Je veux bien que mon amoureux n’arrive que dans une heure et que l’apéro traîne un peu, mais là, le saumon semble compromis. Et si je les posais au-dessus du radiateur ? Lorsque j’entends le cri d’horreur téléphonique de ma sœur à la simple évocation de cette idée, je renonce. Nous nous passerons d’entrée. Les feuilletés apéritifs feront l’affaire. Mon filet mignon cuit lentement, je me jette sur les échalotes. Après un bon quart d’heure de lutte intensive, elles sont bonnes à dorer. Euh, dorer… pas brunir… ou noircir. En les grattant un peu, ça devrait le faire. Pfffff…
20h30 tapantes, Jolicoeur sonne à ma porte. Canapé, vin blanc moelleux. Ne manquent que les mises en bouche. Je pars à la cuisine et sur le chemin du retour, c’est le drame : l’assiette fait un triple Lutz et les feuilletés si appétissants se retrouvent aux quatre coins du salon. Dégoûtée, c’est ça le mot. Je me dis que je vais me rattraper sur la suite du repas. C’était sans compter sur la ténacité gustative des échalotes. L’avantage avec elles, c’est que dès le premier tête-à-tête, les tabous tombent. Avec une haleine de gnou pareille, plus de chichis entre nous ! Oui, ben il faut bien trouver un aspect positif à la situation, non ? Et arrêtez de pouffer ! Alors que j’essaie de faire bonne figure et de sauver les meubles, tous mes espoirs reposent sur les desserts achetés chez le pâtissier du coin. J’ouvre délicatement la boîte. Enfers et damnations ! Ces satanées verrines n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’avoir un coup de chaud. Du coup, le joli chocolat qui trônait majestueusement au faîte a plus l’air d’abdiquer que de saluer les foules. Et moi, les boules ! Elles sont magnifiquement bonnes certes, mais un peu ragoûtantes à voir.
Devant ma mine dépitée, Jolicoeur tente de dédramatiser et de faire une petite blague : « Non, mais ils sont très bons ces tartares ». Je lui arrache le cœur avec sa petite cuillère maintenant ou j’attends un peu ? Finalement, je me décide à en rire… et lui fais promettre de cuisiner pour les dix prochains dîners. Je ne perds certainement pas au change.
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de jouer les cordons bleus !

lundi 6 octobre 2008

Toute la pluie tombe sur moi


Il pleut depuis 4 jours ! Il pleut depuis 4 jours et je n'ai pas de parapluie.

En fait, j'en avais un. Un parapluie transparent, avec des petites bulles d'air le long du manche. Il était grand, il était beau, il sentait bon... le plastique ! Et il était surtout original. Mais voilà, malheureusement pour moi, j'ai eu l'imprudence de l'oublier, dans un pur moment d'égarement, dans le pot à parapluies d'un bar.

Je suis bien retournée sur les lieux du crime mais il était trop tard : plus la moindre empreinte ou trace de mon vénéré pépin.

Me voici donc condamnée à errer sous les trombes d'eau, le visage ruisselant et le cheveu partant allégrement en vrille.

Non vraiment, il n'y a pas à dire : la vie peut vraiment être peau de vache, parfois !
(c)green308-Fotolia.com