
J- 20 avant LE grand jour de l’année (Noël pour ceux qui n’auraient pas compris) et je n’ai fait aucun achat ! Ma hotte est pleine de vide et ça me fout assez les boules… de Noël bien sûr ! Je me vois déjà écumant les boutiques remplies de pauvres âmes en quête du cadeau miraculeux, samedi 23 à 18h55. Cette vision d’horreur me fiche tellement la chair de… dinde… que je préfère m’y atteler dès maintenant.
La principale difficulté consiste à s’organiser. Rien ne sert de partir cheveux au vent sans savoir précisément ce que l’on recherche. Je décide donc de faire un beau tableau à deux colonnes : les destinataires et les cadeaux en question. Bon Mel, rassemble tes neurones ! Cette année, pas d’impair, impossible d’oublier un heureux-qui-va-avoir-plein-de-présents. Choupinette bien sûr, ma sœur, mon beau-frère, mes parents, ma cousine, son chéri, ma grand-mère, Belamour…La liste s’allonge comme la barbe du Père Noël… La première colonne est remplie. Il ne reste plus qu’à trouver les cadeaux appropriés. Et c’est là que les ennuis commencent. Aucune idée. Rien. Le néant. Les seules lumières qui me viennent sont inaccessibles pour mon budget réduit. C’est certain qu’un écran plasma réjouirait mon papa. Mais là, ça ne va pas être possible. Une cuisine équipée pour la nouvelle maison de Soeurette ? Sensationnel ! Sauf que je vais être obligée de m’endetter sur dix ans… j’oublie.
C’est le cerveau fumant que je me décide à sortir, histoire de prendre l’air et qui sait, je tomberai peut-être sur une hotte miraculeuse. Je passe trois heures à déambuler dans les multiples rues de la ville. Je fais le tour de toutes les boutiques. Je rentre chez moi, les bras chargés de paquets… mais toujours aucun cadeau à l’horizon. Par contre, mon sapin va être démentiel : boas de plumes multicolores en guise de guirlandes, boules et suspensions turquoise, fuchsia, vert anis et orange… Noël sera pop cette année ! Au moins, même si je n’ai rien à mettre à ses pieds, il sera quand même au top. C’est toujours ça de pris.
Devant mon état bredouille, je troque mes bottes pour ma souris et vais surfer sur le net. Avec un peu de chance, je trouverai des occasions en or… Trois heures plus tard, je ne suis pas plus avancée. La seule chose récupérée est une migraine carabinée… ça m’apprendra à oublier mes lunettes au bureau !!!
Résignée, au bord de l’agonie, je me résous à adopter la solution de dernier recours. Je décroche mon téléphone et lance un SOS de détresse : « Dis donc, tu as besoin de quelque chose en particulier pour Noël ? Ben oui, autant que ça te soit vraiment utile… » D’accord c’est un peu facile, mais là, je n’ai plus le choix. Et puis, il vaut mieux ne pas avoir la surprise plutôt que de se retrouver avec une 324ème lampe, non ?
Voilà, ma liste est prête, il n’y a plus qu’à trouver tout ça… Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que ce n’est pas gagné d’avance…
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de jouer au Père Noël !
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