Jeudi soir, 19h. Vite, vite, vite, il faut faire vite. Ce soir, je passe derrière les fourneaux pour une mission plus que délicate : je cuisine un petit repas pour Jolicoeur.
Cela fait une semaine que je prépare ce dîner, tout sera parfait. Bon, j’avoue avoir une très légère pression. Jolicoeur est un cordon bleu averti, quasiment digne d’être étoilé ! Mais hors de question de partir perdante, je compte bien relever le défi. Tout va être aux petits oignons. J’ai mis une semaine à trouver un menu sympa… et réalisable… Ce sera donc un petit tartare de saumon, filet mignon sauce crème/échalotes et verrines en dessert. Bon, là où je ruse c’est que l’entrée et le dessert sont prêts à l’emploi ou presque.
J’enfile mon tablier (si, si, je vous assure que j’en ai un !) et m’attaque aux petits fours. Pas question de sortir les pistaches et les chips, je les confectionne de mes petites mains. Pâte feuilletée, sauce au pesto, deux tours de main et hop, plus qu’à faire cuire. Ça, c’est fait. Il est 19h30 et pour le moment, je m’en sors assez bien. Alors que je m’apprête à dresser les tartares, je constate avec effroi qu’il faut 3 heures pour qu’ils décongèlent. Je veux bien que mon amoureux n’arrive que dans une heure et que l’apéro traîne un peu, mais là, le saumon semble compromis. Et si je les posais au-dessus du radiateur ? Lorsque j’entends le cri d’horreur téléphonique de ma sœur à la simple évocation de cette idée, je renonce. Nous nous passerons d’entrée. Les feuilletés apéritifs feront l’affaire. Mon filet mignon cuit lentement, je me jette sur les échalotes. Après un bon quart d’heure de lutte intensive, elles sont bonnes à dorer. Euh, dorer… pas brunir… ou noircir. En les grattant un peu, ça devrait le faire. Pfffff…
20h30 tapantes, Jolicoeur sonne à ma porte. Canapé, vin blanc moelleux. Ne manquent que les mises en bouche. Je pars à la cuisine et sur le chemin du retour, c’est le drame : l’assiette fait un triple Lutz et les feuilletés si appétissants se retrouvent aux quatre coins du salon. Dégoûtée, c’est ça le mot. Je me dis que je vais me rattraper sur la suite du repas. C’était sans compter sur la ténacité gustative des échalotes. L’avantage avec elles, c’est que dès le premier tête-à-tête, les tabous tombent. Avec une haleine de gnou pareille, plus de chichis entre nous ! Oui, ben il faut bien trouver un aspect positif à la situation, non ? Et arrêtez de pouffer ! Alors que j’essaie de faire bonne figure et de sauver les meubles, tous mes espoirs reposent sur les desserts achetés chez le pâtissier du coin. J’ouvre délicatement la boîte. Enfers et damnations ! Ces satanées verrines n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’avoir un coup de chaud. Du coup, le joli chocolat qui trônait majestueusement au faîte a plus l’air d’abdiquer que de saluer les foules. Et moi, les boules ! Elles sont magnifiquement bonnes certes, mais un peu ragoûtantes à voir.
Devant ma mine dépitée, Jolicoeur tente de dédramatiser et de faire une petite blague : « Non, mais ils sont très bons ces tartares ». Je lui arrache le cœur avec sa petite cuillère maintenant ou j’attends un peu ? Finalement, je me décide à en rire… et lui fais promettre de cuisiner pour les dix prochains dîners. Je ne perds certainement pas au change.
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de jouer les cordons bleus !
Cela fait une semaine que je prépare ce dîner, tout sera parfait. Bon, j’avoue avoir une très légère pression. Jolicoeur est un cordon bleu averti, quasiment digne d’être étoilé ! Mais hors de question de partir perdante, je compte bien relever le défi. Tout va être aux petits oignons. J’ai mis une semaine à trouver un menu sympa… et réalisable… Ce sera donc un petit tartare de saumon, filet mignon sauce crème/échalotes et verrines en dessert. Bon, là où je ruse c’est que l’entrée et le dessert sont prêts à l’emploi ou presque.
J’enfile mon tablier (si, si, je vous assure que j’en ai un !) et m’attaque aux petits fours. Pas question de sortir les pistaches et les chips, je les confectionne de mes petites mains. Pâte feuilletée, sauce au pesto, deux tours de main et hop, plus qu’à faire cuire. Ça, c’est fait. Il est 19h30 et pour le moment, je m’en sors assez bien. Alors que je m’apprête à dresser les tartares, je constate avec effroi qu’il faut 3 heures pour qu’ils décongèlent. Je veux bien que mon amoureux n’arrive que dans une heure et que l’apéro traîne un peu, mais là, le saumon semble compromis. Et si je les posais au-dessus du radiateur ? Lorsque j’entends le cri d’horreur téléphonique de ma sœur à la simple évocation de cette idée, je renonce. Nous nous passerons d’entrée. Les feuilletés apéritifs feront l’affaire. Mon filet mignon cuit lentement, je me jette sur les échalotes. Après un bon quart d’heure de lutte intensive, elles sont bonnes à dorer. Euh, dorer… pas brunir… ou noircir. En les grattant un peu, ça devrait le faire. Pfffff…
20h30 tapantes, Jolicoeur sonne à ma porte. Canapé, vin blanc moelleux. Ne manquent que les mises en bouche. Je pars à la cuisine et sur le chemin du retour, c’est le drame : l’assiette fait un triple Lutz et les feuilletés si appétissants se retrouvent aux quatre coins du salon. Dégoûtée, c’est ça le mot. Je me dis que je vais me rattraper sur la suite du repas. C’était sans compter sur la ténacité gustative des échalotes. L’avantage avec elles, c’est que dès le premier tête-à-tête, les tabous tombent. Avec une haleine de gnou pareille, plus de chichis entre nous ! Oui, ben il faut bien trouver un aspect positif à la situation, non ? Et arrêtez de pouffer ! Alors que j’essaie de faire bonne figure et de sauver les meubles, tous mes espoirs reposent sur les desserts achetés chez le pâtissier du coin. J’ouvre délicatement la boîte. Enfers et damnations ! Ces satanées verrines n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’avoir un coup de chaud. Du coup, le joli chocolat qui trônait majestueusement au faîte a plus l’air d’abdiquer que de saluer les foules. Et moi, les boules ! Elles sont magnifiquement bonnes certes, mais un peu ragoûtantes à voir.
Devant ma mine dépitée, Jolicoeur tente de dédramatiser et de faire une petite blague : « Non, mais ils sont très bons ces tartares ». Je lui arrache le cœur avec sa petite cuillère maintenant ou j’attends un peu ? Finalement, je me décide à en rire… et lui fais promettre de cuisiner pour les dix prochains dîners. Je ne perds certainement pas au change.
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de jouer les cordons bleus !
