lundi 29 septembre 2008

Prêtes à tout !


Il est des soirs où l’on ne souhaite qu’une seule chose : se glisser dans un pyjama écossais, mettre des chaussettes à doigts et faire la pie crevée sur le canapé. Pourquoi me direz-vous ? Pour rien. Pour se laisser aller et se morfondre sur notre pauvre sort de célibataire martyr… Ces soirs-là, une seule solution à cette déprime ambiante : dégainer son joli portable et inviter les copines pour un apéro vin blanc-baguette-rillettes de saumon… Ben oui, il faut ce qu’il faut !
Le rituel est toujours le même. Assises autour de la table basse, les papottages débutent par une étude comparée sur la longueur idéale de nos jupes pour l’hiver prochain, sur le côté insupportable de nos chefs respectifs, sur nos projets de vacances qui, de toute façon, tomberont à l’eau… Après quelques verres, nous avons refait le monde une bonne vingtaine de fois, nos ex ont tous été passés au rouleau compresseur et nous avons toutes juré de ne plus tomber dans le panneau. La soirée pourrait s’arrêter là. Mais généralement, l’une de nous a toujours une idée, sortie de nulle part, qui va nous faire entrer dans la 4ème dimension.
- « Tiens, si on se tirait les cartes ! » Maggy sort tout le nécessaire, étale les cartes, les rassemble etc. pour finalement nous en livrer toutes les subtilités… Et pour être subtiles, elles le sont. Voire nébuleuses. Exemple : « A sa pensée. Vous êtes la lumière, ils sont les papillons. » Certes, certes. Mais pour m’aider à entrevoir mon avenir, on repassera

- « Tiens, si on confectionnait des sachets porte-bonheur ! » Des cœurs pour trouver l’amour, des clous de girofle pour le bonheur, du riz pour la fertilité (ben oui, on ne sait jamais), le tout dans un petit sac rouge pour éloigner le mauvais œil. Promis, chacune le laissera dans son sac à main. Mais après 6 mois de galères diverses, on se retrouve pour faire brûler ses satanés sachets et enfouir les restes… le tout sous l’œil déconcerté d’un pêcheur qui se demande bien ce que l’on peut fabriquer…
- « Tiens, si on allait au théâtre vendredi ? » Et voilà comment passer quatre heures à regarder une pièce, dans laquelle le langage est incompréhensible, le sujet digne d’une soutenance de thèse en philosophie et qui au final, nous mettra le moral au fond des escarpins… et dire que l’on aurait pu aller au resto ou au ciné !
Les soirées s’achèvent généralement en éclats de rire… avant que Maggy ne s’écroule lamentablement ! Ben oui, elle ne tient pas trop bien l’alcool en fait.
Les lendemains au bureau sont moins radieux : cafés serrés, motivation à zéro… mais nouveaux fous rires en se remémorant les délires de la veille… devant des collègues qui sourient mais qui se disent que « vraiment, ces célibataires, c’est n’importe quoi ! ».
Cette fois-ci, c’est décidé : j’arrête de faire n’importe quoi, même si c’est avec mes copines !